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AFTERGLOW

COLLECTIF EeZO

Tomás Amorim - Emilio Chiofalo - Julie Laporte - Benoît Lefeuvre - Julie Rochereau
Du 7 au 28 février 2026

Réuni·es autour d’une vision singulière de la photographie, les artistes du collectif EeZ0 explorent l’image comme une matière vivante et en constante transformation. Leur pratique s’ancre dans des processus sensibles, du glanage à l’hybridation, du réemploi aux collaborations avec le végétal, le minéral ou les technologies. EeZ0 fonctionne comme un laboratoire où l’expérimentation se mêle à une écologie attentive, afin de repenser nos relations à la matière, au vivant et à l’image. Afterglow s’intéresse aux lueurs persistantes qui subsistent après la disparition d’une source, révélant les transformations silencieuses d’un monde en mutation. La lumière y devient un langage partagé entre humain et non-humain, un espace où se redéfinissent formes, matières et interactions. Les œuvres issues de la photographie expérimentale esquissent un futur en cours d’apparition, où se tissent de nouvelles alliances entre vivants, minéraux et artefacts technologiques.

Mélangeant la sculpture à la photographie Tomás interroge la matérialité de l’image photographique, et plus particulièrement la possibilité de réaliser de l’image en volume, en relief ou sur des surfaces accidentées. L’artiste tire son inspiration de l’opposition entre le façonnage long de la sculpture et l’instantanéité de la lumière qui crée une image sur une surface photosensible ou encore de l’opposition entre le travail manuel intrinsèque à la sculpture et l’omniprésence de la machine dans le travail du photographe. Mélangeant la sculpture à la photographie Tomás interroge la matérialité de l’image photographique, et plus particulièrement la possibilité de réaliser de l’image en volume, en relief ou sur des surfaces accidentées. L’artiste tire son inspiration de l’opposition entre le façonnage long de la sculpture et l’instantanéité de la lumière qui crée une image sur une surface photosensible ou encore de l’opposition entre le travail manuel intrinsèque à la sculpture et l’omniprésence de la machine dans le travail du photographe.

Emilio Chiofalo mène une recherche tactile et sensorielle autour de la photographie, qu’il aborde comme un cerveau en transformation, un terrain d’expérimentation physique et cérébrale. Il tord, brûle, grave, altère, détourne les procédés classiques pour faire émerger des formes où l’image semble naître d’un frottement entre matière et perception. La lumière y est àla fois outil, symptôme et énergie créative. Les processus, souvent poussés jusqu’au seuil de destruction, ouvrent des espaces où la figuration glisse vers l’abstraction, et où l’image devient une matière plastique.

Après un Master photographie à l’Université Paris VIII où elle y interroge la notion de pli, Julie Laporte commence son parcours de tireur-filtreur en 2016. Fascinée par la matière photographique que qu’elle sculpte et expérimente au quotidien, c’est entre théorie de la couleur et manipulations analogiques qu’elle puise les fondements de son travail plastique. Cette source féconde d’expériences bouscule sans cesse sa compréhension des images et son lieu de travail devient un terrain de jeu privilégié pour la création. Basé sur le glanage des déchets de laboratoire, son approche questionne le devenir de la matière photographique. En récupérant ces éléments argentiques, Julie compose des collages et des volumes qu’elle épingle ou agence dans l’espace afin de révéler ce que l’on fait disparaître.

Benoît Lefeuvre s’intéresse à la manière dont la mémoire est façonnée par l’écoulement du temps. Il retranscrit visuellement ce mouvement invisible qui échappe à la perception humaine. Travaillant à partir de matériaux photosensibles, dont les agents chimiques se sont décomposés naturellement ou par manipulations, il métamorphose et sculpte ce support de mémoire. Se révèlent alors des abstractions évoquant des paysages naturels ou oniriques. Celles-ci font références à des univers marins et géologiques dont le point de vue et l’échelle troublent notre perception. Ces matérialisations traduisent un processus autonome à l’image de l’érosion des récifs par la mer.

Julie Rochereau concentre ses recherches autour des notions de transformation et de dégradation entropiques du paysage. Cette entropie de l’espace devient visuelle, dans un travail interrogeant la matérialité de l’image photographique et vidéo, via des installations sculpturales mixant les matériaux et les formes. Elle s’intéresse particulièrement au phénomène d’artificialisation des espaces dits “naturels”, interroge notre rapport à la nature sauvage, en s’inspirant des sciences. Transformer, stratifier, détériorer, détourner sont des gestes qui lui permettent de faire apparaitre de nouvelles formes à partir du document qu’il soit tiré

d’archives ou d’images personnelles. Elle accueille souvent le hasard et les accidents qu’elle se plaît à détourner.

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